Nos expositions

Châles et tabliers, parures d'antan

La maison du Kochersberg propose exceptionnellement deux expositions :

"1871 & 1911 : un héritage à redécouvrir"

"Châles et tabliers, parure d'antan" 

Maison du Kochersberg - Truchtersheim

1871 & 1911 Un héritage à redécouvrir

 

1871, l’Alsace-Lorraine est intégrée à l’Allemagne en cours d’unification

 

Jusqu'au 2 octobre 2022

 

L’exposition présente brièvement la Guerre franco-prussienne et la création d’un « Reichsland » composé de l’Alsace, à l’exception de Belfort, et d’une partie de la Lorraine. Intégrée au nouvel Empire allemand, la population locale fait face à un dilemme : rester dans le nouveau Reichsland Elsaβ-Lothringen et ainsi devenir allemande ou rejoindre la France et opter pour la nationalité française. 

 

Une « Belle Époque » alsacienne-lorraine ?

 

La Terre d’Empire profite de la prospérité d’une Allemagne devenue la première puissance économique d’Europe au tournant du XXe siècle. Le dynamisme des usines mécaniques et textiles, des associations animant la vie culturelle et sportive, le développement de l’activité bancaire, des infrastructures routières et ferroviaires, un nouveau style architectural et le rayonnement de la Kaiser-Wilhelms-Universität marquent profondément le Reichsland. De même, l’adoption des lois sociales bismarckiennes, la création des sociétés à responsabilité limitée ou l’entrée en vigueur du Code civil allemand constituent des avancées majeures pour une Alsace-Lorraine qui, à partir des années 1890, évolue vers une autonomie politique et juridique élargie, jusqu’à obtenir une Constitution en 1911.  

Construction d'un foudre à Melfort
La synagogue et gare Napoléon III quai Kléber

Le droit local, symbolique de l’héritage du Reichsland

 

Après-guerre, l’ensemble du droit français n’est pas réintroduit dans les « provinces reconquises ». Ainsi, jusqu’en 1925, la désannexion provoque indirectement la formalisation, dans l’ordre juridique français, d’un corpus propre aux départements recouvrés et toujours en vigueur : le droit local alsacien-mosellan. Une présentation de ce processus juridique inédit, réalisée en collaboration avec l’Institut du Droit Local, conclut l’exposition.

Animations 

 

Les conférences ont lieu dans la salle du Koeur attenante au musée dans la limite des places disponibles et en fonction des autorisations liées au contexte sanitaire actuel. Entrée libre et réservation obligatoire.

Dimanche 3 avril 2022
Salle du Kœur du musée
Le régime local des cultes : du statu quo de 1919 au droit contemporain 

Anna IMHOF, docteure en droit comparé, Juge au Tribunal administratif de Karlsruhe.
Emilien RHINN, docteur en histoire du droit et des institutions.

Des livrets pédagogiques sont à disposition des familles pour que la visite soit plus ludique pour les enfants : Niveau 1 - Maternelle CPNiveau 2 - CE et CM1Niveau 3 - CM2 et 6e et Niveau 4 - Collège 5e, 4e, 3e

L'Alsacienne et la Lorraine unies sous la vigne
Maison du Kochersberg - Truchtersheim

 

châles et tabliers, parures d'antan

 

Du 29 janvier au 20 novembre 2022
 

 

Les châles traditionnels des Alsaciennes

 

Le châle apparait aux environs de 1835 dans le costume traditionnel féminin. Les maraîchères des faubourgs de Strasbourg mettent un petit fichu et les femmes du pays de Hanau portent un châle dont les pans sont rejetés en arrière par-dessus les épaules.

Sous l’Empire, de grands châles en soieries de Lyon, à longues franges et de couleurs chatoyantes, sont portés dans les campagnes alsaciennes, drapés sur la poitrine ou avec les deux pans croisés à la hauteur de la taille et noués dans le dos. En cachemire, laine fine ou satin de Chine, ces châles d’un coût très élevé sont portés les jours de fête.

Maison du Kochersberg - Truchtersheim
Maison du Kochersberg - Truchtersheim

Les tabliers des Alsaciennes

 

Jusqu’en 1830 le tablier était porté aussi bien en ville qu’à la campagne. En lin blanc, de facture simple, il servait aux travaux domestiques.

Vers 1830 apparaissent les tabliers chatoyants en soie, satin de Chine ou taffetas. Ils agrémentent les tenues des femmes lors de cérémonies ou pour se rendre à l’église.

À la fin du XIXe siècle, les tabliers, en soie ou satin noir, brodés, sont très raffinés.  Ils sont souvent réhaussés de semis de petites fleurs ou de bouquets et, dans le Kochersberg, de guirlandes de fleurs des champs.

Ces chefs-d’œuvre d’élégance qui mettent en valeur les femmes, quel que soit leur âge et leur condition sociale, vous attendent à la Maison du Kochersberg à Truchtersheim.

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